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Stratégie d'investissement 2019

2019, raisonnable prudence

2018 s’annonçait pleine de promesses. Cette confiance a été rapidement douchée. Guerre commerciale, craintes sur la croissance mondiale, signes de fragilité dans les pays émergents, retour des événements géopolitiques difficiles à anticiper ont marqué l’année. Brexit, budget italien, tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, les ingrédients du parfait cocktail pour une année exceptionnelle étaient réunis : près de 95% des classes d’actifs ont sous-performé le cash en dollars en 2018. Un phénomène que l’on n’avait pas connu depuis près de 35 ans.

2019 s’ouvre ainsi comme un miroir inversé de l’année qui vient de se clore. Alors qu’il y a un an, l’optimisme prévalait, le sentiment des investisseurs est aujourd’hui au plus bas. Les perspectives sont-elles donc si noires ?

 

Et le cycle, dans tout ça ?

Au regard des chiffres publiés ces derniers mois, force est de constater que le ralentissement économique n’est pas une exagération. Un peu partout à travers le monde, les indices d’activité économique frôlent, ou franchissent à la baisse, le seuil qui sépare expansion et contraction. Les doutes s’accumulent sur la Chine, entre la transformation de son économie et les effets de la guerre commerciale. L’Europe déçoit à nouveau et même les Etats-Unis commencent à freiner.

La croissance mondiale ralentit, c’est un fait. Y a-t-il pour autant lieu de craindre une récession ? Aux Etats-Unis, de nombreux indicateurs affichent toujours de solides niveaux et les signes de fragilité perçus sur l’activité immobilière ou la confiance des PME attestent d’un ralentissement progressif et non d’un freinage brutal. En Chine, si la croissance ralentira tendanciellement, des plans de soutien permettront d’accompagner la transformation. En Europe, les Etats pourraient enfin instaurer des mesures de relance budgétaire, comme la France vient d’en donner un premier exemple, et les conditions financières toujours accommodantes sont à même de soutenir l’investissement des entreprises.

Une pause dans le resserrement monétaire

Ces facteurs permettent d’écarter le spectre d’une récession à court terme, d’autant que l’impact des politiques monétaires ne s’annonce plus aussi pénalisant qu’on pouvait l’estimer il y a quelques mois. La Réserve fédérale américaine (Fed)  et la Banque centrale européenne ont tenu des discours relativement similaires : elles adapteront leur politique monétaire en fonction des données économiques et se tiennent prêtes à être plus accommodantes. La Fed en particulier a déclaré qu’elle se montrerait « patiente », ouvrant la voie à un ralentissement de la dynamique de hausse des taux. D’autres institutions, comme la Banque Populaire de Chine ou la Banque du Japon, adoptent également des positions accommodantes. Ainsi, si à long terme la thématique de la baisse de liquidité mondiale reste éminemment d’actualité, à court terme, l’action des banques centrales devrait redevenir favorable à l’économie et aux marchés.

Séparer le bon grain de l’ivraie

Ces éléments permettent de nuancer le regard négatif que l’on pourrait poser de prime abord sur les prochains mois. Néanmoins, de nombreuses zones de fragilité demeurent et il faut s’attendre à des marchés toujours très volatils. Dans un tel environnement, se reconnecter aux fondamentaux est essentiel. En allant notamment chercher les beaux modèles de croissance qui offrent de la visibilité, aux Etats-Unis, terrain naturel, avec des valeurs telles que SALESFORCE ou ADOBE, dont les croissances anticipées dépassent 20%, ou en Europe. Par ailleurs, la récente chute des marchés a ouvert des opportunités. De nombreuses entreprises traitent aujourd’hui sur des multiples de valorisation égaux ou inférieurs à ceux d’il y a 5 ans, alors qu’en parallèle leur profil s’est nettement amélioré. VODAFONE en est un très bon exemple, tout comme NOVO NORDISK ou WESSANEN. La baisse indifférenciée des valorisations permet de choisir des valeurs de qualité injustement sanctionnées tout en évitant les « value trap ». La quintessence de notre travail de stock-pickers, en somme.